LES ENJEUX DU TERRITOIRE

Les frontières départementales

 

Comme département quasi-frontalier, qui plus est avec une histoire faite de migrations : les Rapatriés, la Retirada... nous savons ce qu'est ou n'est pas une frontière. Ce qu'elle n'est pas, c'est l'illusion que derrière un mur, réel, douanier ou administratif, nous sommes protégés de tout, à l'abri dans le repli sur soi. Ce qu'elle est, c'est un lieu d'échange, de passage, d'enrichissement culturel et économique.

 

Qui va expliquer que demain il faudra, nous l'avons tous vécu, attendre une heure avant de passer la frontière pour visiter le musée Dali ou se promener sur les Ramblas de Barcelone ?

 

La question ne se pose pas en opposant ceux qui veulent "gommer les frontières" et ceux qui veulent mieux protéger la France. Je refuse de caler ma lecture sur celle du Front national.

Ce que nous proposons, c'est :

- recruter plus de 10000 policiers et gendarmes supplémentaires ;

- créer un état major permanent des opérations de sécurité intérieure pour coordonner efficacement la lutte contre le terrorisme ;

- démanteler les associations qui, sous couvert de religion, s'attaquent à la République laïque ;

- confirmer la cyberdéfense (lutte contre le terrorisme sur internet) comme l'une de nos priorités ;

- créer une force européenne de 5000 gardes frontières chargés de surveiller et protéger les frontières extérieures de l'Europe.

La langue occitane

 

La France, vous le savez, n'est pas l'Espagne. Ainsi, la question des langues régionales appelle une réponse en deux temps.

Tout d'abord, l'époque où parler occitan comme catalan était puni en France est heureusement révolue. Cette France jacobine a vécu, il n'en subsiste que quelques message subliminaux, qui rabaissent au rang de patois cet élément substantiel de notre culture qu’est la langue..

Heureusement, aujourd'hui, on est fiers du dynamisme des écoles où l’Occitan est non seulement enseigné, mais où les enseignements se font dans cette langue.

 

Loin d’être un facteur de fermeture, c’est bien plutôt un élan d’ouverture à nos voisins qui nous le rendent bien, et nous devons cultiver encore davantage cette culture, cette langue et cette identité.

 

Cela étant, d’aucuns prônent l'emploi des langues régionales dans des documents officiels. Je dois avouer que là, je ne vois pas bien la plus-value, si ce n'est que d'exclure ceux qui ne le parlent pas, au lieu de les inclure, en développant notamment l'enseignement de l’Occitan et de sa culture dans nos écoles et à destination des adultes, comme le propose du reste la Generalitat en Catalogne sud depuis longtemps.

 

En résumé : imposer ne sert à rien, en matière de culture. C'est même dangereux, vous ne croyez pas ? En revanche, un effort est à faire pour valoriser notre patrimoine culturel auprès des plus jeunes et des nouveaux arrivants. Nous avons tant de trésors à partager !

Tourisme

 

Si le tourisme a reculé en France l'année dernière, c'est avant tout lié au climat sécuritaire. C'est pourquoi la sécurité est un des axes majeurs du programme d'EM.

 

Cela étant, le tourisme est un secteur fondamental de notre économie. 17,5 millions de nuitées annuelles référencées dans le département de l’Aude et près de 2,5 millions d’entrées sur les sites culturels et patrimoniaux.

 

Le Tourisme dans l’Aude génère près d’un milliard d’euros de CA et quand on sait les trésors que recèle le territoire, je suis convaincu que nous pouvons encore faire mieux.

Comment ? D'abord en continuant le plan d'investissement inscrit au contrat de plan Etat Région "littoral 21" et même en le renforçant à travers les 50 milliards annoncés au programme d'EM.

 

En effet, la croissance bleue est un atout majeur de notre département. Mais pas seulement. L'arrière pays n'a rien à envier à la façade maritime et nous devons renforcer l'écotourisme, en zones rurales et en montagne, notamment en lien avec les paysans et vignerons qui font ce territoire.

 

Pour ce qui est des nouvelles pratiques d'accueil, type AirBnB ou autres, il faut d'une part ne pas éteindre cette source de revenus pour ceux qui y ont recours, tout en garantissant des conditions qui ne mettent pas à mal l'économie classique du secteur. A titre, l'assujettissement à la taxe de séjour me paraît normal. Je rappelle qu'EM propose de supprimer la taxe d'habitation pour 80 % des ménages.

 

Cela étant, il faut absolument que les plateformes elles-mêmes participent à la solidarité nationale. En 2015, pour 60 millions d'euros de CA en France, Airbnb n'a pas acquitté 70.000 E d'impôts. C'est anormal. C'est pourquoi nous proposerons que ces grands groupes de l'internet, soient imposés sur le CA réalisé sur notre territoire. La lutte contre l'optimisation fiscale et pour la justice fiscale fait partie de nos priorités : lutter contre les privilèges de tous ordres et établir les mêmes règles pour tous !